Et pour commencer dans l’embryologie, voici le poisson !

 Mireille est enseignante-chercheuse, Nicolas assistant ingénieur et Jérome ingénieur d’études. Ils ont tout d’abord présenté leurs études, leur parcours professionnel, et enfin leur métier.

Sp Ar Agro 43M Asari petit flou

Puis c’est un petit poisson, très utilisé dans les laboratoires, qu’ils ont présenté : Dano rerio, ou poisson-zèbre, à cause de ses rayures caractéristiques, est un poisson tropical d’eau douce, qui nous vient d’Asie. Il vit donc à 28°C. Son développement très rapide et ses similitudes avec l’humain (de très nombreux gènes sont conservés entre les 2 espèces) en font un animal très facile à utiliser pour étudier de nombreuses maladies. De plus, ses œufs sont très facilement accessibles, et ce dès la fécondation. En effet, c’est un animal ovipare (qui se développe dans un œuf) à fécondation externe.

La première séance poisson est centrée sur l’observation : la Team poisson a amené des poissons à divers stades de développement embryonnaire, et les élèves se régalent à les observer par binômes et à les comparer aux planches anatomiques qui leur ont été distribuées. Le stade 48h, avec le petit cœur qui bat déjà et le réflexe de fuite quand on l’effleure avec une tige souple, a le plus de succès ! Assistés de Marie et Pierre, Mireille, Nicolas et Jérome passent au milieu des élèves, répondent aux questions, les incitent à observer précisément telle ou telle partie des embryons, expliquent comment on peut reconnaitre le mâle et la femelle dans le couple, et comment se passe l’accouplement, …

Sp Ar Agro 47M Asari petit flouSp Ar Agro 48M Asari petit flou(Crédit : Muriel Asari)

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 La deuxième séance est dédiée à la recherche : pourquoi travailler sur le poisson-zèbre ? Que peut-il nous apprendre sur l’homme ? Mireille prend l’exemple du développement de la ligne latérale, cet organe spécifique au poisson, sorte de 6è sens qui lui permet de se déplacer en banc afin de tromper les prédateurs. A l’aide de films et images issues des recherches de l’équipe, elle montre comment ils ont mis en évidence les molécules impliquées dans la migration des cellules qui permettent sa mise en place. Pour conclure l’application de ces recherches chez l’homme : nous n’avons pas de ligne latérale, mais nous avons ces mêmes molécules, et la compréhension des interactions entre elles a permis de comprendre pourquoi les cellules de cancer du sein forment des métastases préférentiellement dans certains organes et pas n’importe où. Ce qui a constitué un pas vers la mise en place de protocoles agissant sur ces molécules.

Etudier ce tout petit poisson qui semble si différent nous apprend des choses sur nous-mêmes !

Un grand merci à tous les 3 pour ces séances passionnantes !